A pied, seul dans la rue
Souvent, c’est à pied que votre enfant se rend au collège. Cela ne s’improvise pas : aidez-le à devenir autonome dans tous ses déplacements piétons.
Comment le préparer ?
À l’entrée au collège, pour l’aider à se familiariser et à être rassuré sur ce nouveau trajet, vous pouvez le parcourir avec lui, afin d’en repérer les pièges.
Évoquez avec lui les variations d’horaires propres au collège et faites-lui en comprendre les conséquences en les expérimentant. Par exemple : la traversée d’une rue peu passante sur un passage pour piétons non muni de feux peut être facile à 15h et se révéler beaucoup plus compliquée en heure de pointe, vers 17 ou 18h, lorsque les conducteurs, oubliant l’une des règles élémentaires du code de la route, ne laissent pas volontiers la priorité aux piétons !
Rappelez-lui qu’il doit s’organiser. S’il prépare son cartable et ses vêtements la veille, il pourra partir à l’heure et évitera de « stresser » pendant le trajet. Le retard est un motif d’angoisse qui peut l’inciter à prendre des risques inutiles sur le chemin de l’école.
La nuit, au petit matin ou au crépuscule, faites porter à votre enfant des vêtements clairs, si possible avec un cartable et des chaussures munis de bandes rétroréfléchissantes.
Dans la mesure du possible, indiquez-lui les endroits éclairés où il pourra traverser avec un maximum de sécurité.
Il n’est pas encore assez mûr pour emmener son plus jeune frère
Par souci de commodité, on demande souvent à un "grand" d’emmener ou de ramener un enfant plus jeune, scolarisé dans le même établissement ou dans un établissement voisin : ce n’est pas une très bonne idée !
À 10-12 ans, un enfant n’est pas encore suffisamment mûr pour assumer la responsabilité d’accompagner quotidiennement un enfant plus jeune. Il doit déjà se préoccuper de SA propre sécurité et il lui serait difficile de gérer en même temps celle d’un petit, éventuellement turbulent, ou moins obéissant qu’avec ses parents.
Sans compter qu’un accident du petit frère ou de la petite soeur pourrait entraîner des conséquences psychologiques graves et durables sur celui qui en avait la responsabilité : culpabilité (« c’est de ma faute si cet accident s’est produit »), dévalorisation de soi (« je n’ai pas été capable d’assurer sa sécurité »), sentiment de trahison (« je n’ai pas été digne de la confiance de mes parents »), etc. Et ce, même si la responsabilité du jeune accompagnateur n’était pas engagée.
Les règles des trajets en groupe
Rappelez à votre enfant les règles des trajets en groupe : le trajet domicile-école s’effectue souvent avec un ou plusieurs camarades. Expliquez-lui donc que, même avec les copains, les règles de sécurité sont les mêmes.
On ne traverse toujours que :
• sur les passages pour piétons ;
• en ligne droite ;
• sans courir (pour éviter la chute).
On ne chahute pas sur le trottoir et on reste attentif à la circulation.
La nuit, rendez votre enfant visible !
La nuit et au crépuscule, la visibilité est très réduite pour les conducteurs. Alors pour limiter les risques d’accidents, il est encore plus indispensable pour un piéton d’être visible de loin la nuit.
La solution : équiper les habits et le cartable de votre enfant de tissu rétro-réfléchissant qui renvoie vers les conducteurs la lumière de leurs phares, rendant un piéton visible à plus de 150 mètres !
Avec ou sans bandes rétroréfléchissantes : la démonstration en image dans notre vidéo
voir la video Les explications de l'expert
Nos conseils pour améliorer la visibilité de votre enfant
- • Privilégiez l’achat de vêtements, chaussures, sacs et cartables équipés dès leur fabrication d’éléments rétroréfléchissants.
- • S’il n’en est pas équipé, cousez ou collez des bandes de tissu rétroréfléchissant sur le cartable de votre enfant, horizontalement ou verticalement. Vous en trouverez dans certains magasins d’accessoires auto.
- • Pensez à en placer aussi sur les deux bretelles, les côtés et le dos du sac, pour rendre votre enfant visible sous tous les angles.