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Choisir son auto/moto-école

Comment savoir si l’on a poussé la bonne porte ? L’auto-école au coin de la rue est-elle sérieuse et apprend-t-elle correctement à conduire ? Difficile de le savoir. Le bouche-à-oreille serait-il le seul moyen de ne pas se tromper ? Ce n’est pas entièrement vrai. Voici quelques conseils pour tenter d’y voir un peu plus clair.

À quels critères devez-vous vous fier ?

 Il est possible – en principe – de connaître les taux de réussite de tous les établissements, aussi bien pour le code, le permis auto et moto ou encore pour la conduite accompagnée. Il suffit de se présenter au service des permis de conduire de la préfecture de son département avec le numéro d’agrément de l’auto-école : les résultats peuvent être consultés mais les auto-écoles sont classées en fonction de leur numéro d'agrément et non par leur nom. Ce qui complique singulièrement la démarche. De ce fait, ces chiffres restent très confidentiels.

L’ancienneté de l’établissement peut aussi être un bon critère de choix : une auto-école qui forme mal ses élèves et obtient de mauvais résultats ne reste pas en activité très longtemps.

Une autre solution revient à interroger les personnes de son entourage qui ont déjà vécu l’expérience.

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N’hésitez pas à comparer les propositions de différentes auto/moto-écoles

Ne vous limitez pas au prix : certains prix très attractifs cachent une formation sommaire qu’il faudra compléter… au prix fort.

Veillez aussi à la possibilité de payer la formation sous forme d’acomptes, au fur-et-à-mesure de son déroulement, afin d’éviter, en cas de faillite de l’établissement, d’avoir réglé toute la formation à l’avance.

Interrogez l’auto-école pour savoir à quel rythme se fait l’apprentissage, en moyenne deux à trois heures par semaine. Si les séances sont trop espacées l’une de l’autre, l’élève aura du mal à acquérir des automatismes.

Vérifiez que la salle d’apprentissage du code de la route est correctement équipée et qu’un enseignant encadre ces cours.

N’hésitez pas à questionner les moniteurs : demandez-leur par exemple comment se déroulent les cours de code : si le professionnel se contente de mettre un casque sur les oreilles et un écran sous les yeux de l’élève, sans commenter les questions, et surtout sans effectuer de correction avec lui (individuellement ou en groupe) auquel cas la qualité de l’enseignement théorique est à mettre en doute… et ne rassure pas sur celle de l’enseignement pratique.

 Vérifiez aussi sur quel véhicule l’élève se formera à la conduite : si les véhicules sont en bon état, cela signifie généralement que l’auto ou la moto-école est bien tenue, que les enseignants sont sérieux.

Dans le cadre du permis moto, le matériel a une importance considérable :
    • l’école doit fournir à tous ses élèves des gilets fluorescents lors de la conduite ;
    • lors de l’apprentissage en circulation, le moniteur doit être relié par radio à ses élèves. Le matériel ne doit donc souffrir d’aucun défaut ;
    • lors de l’apprentissage en plateau, la moto-école doit disposer d’un espace suffisamment vaste et sécurisé pour acquérir la maîtrise de la conduite à moto dans de bonnes conditions. Il est fréquent de voir des séances de conduite se faire sur des parkings publics au milieu des véhicules en circulation !

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Ce qu’il faut savoir avant de choisir son auto/moto-école

Certains centres d’examen sont plus sélectifs que d’autres
Par exemple, les taux de réussite à Paris sont nettement inférieurs à ceux de la moyenne nationale. Il est vrai aussi qu’il est plus difficile de conduire dans la capitale que sur des petites routes de campagne.

Des inspecteurs plus ou moins sévères
D’un inspecteur à l’autre, le taux de réussite peut varier du simple au double. Cela est indépendant de l’auto-école. Certains examinateurs ajournent à la moindre erreur, d’autres sont plus tolérants.

Des auto-écoles élitistes
Le système d’attribution de places pousse certains responsables d’auto-écoles à faire un tri dès l’inscription à l’examen. Les meilleurs candidats seront mis en tête de liste afin de valoriser l’école, ceux ayant déjà raté une fois leur permis seront mis en fin de liste. Certaines auto-écoles vont même jusqu’à présenter leurs élèves uniquement après quarante heures de conduite.

Un manque cruel d’inspecteurs
Celui-ci se fait sentir dans plusieurs départements. Il n’est pas rare de voir en région parisienne par exemple, des élèves malheureux attendre entre six à huit mois pour repasser l’examen de la conduite !

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